Dans la Bible, les apôtres nous font le récit des rencontres extraordinaires entre différents personnages ayant eu contact avec Jésus-Christ et les conséquences de cet entretien avec le Maître.
Un de ces récits nous raconte la confrontation d'un pharisien nommé Simon qui ayant entendu parler de Jésus l'invite à prendre un repas chez lui.
Selon les textes bibliques, cet homme est un ancien lépreux, guéri par la grâce de Dieu. Malgré sa guérison, le surnom de lépreux lui est resté.
Comme
Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,
une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix ; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête.
Mathieu
26.:6-7
Il fait partie d'un groupe de juifs zélés, de l’organisation des pharisiens, une secte juive très attachée à la loi de Moïse et à la tradition qui s'y était ajoutée au cours des siècles, ils
observaient les ordonnances avec rigidité et quelque ostentation.
Simon avait entendu parler de Jésus, et il avait comme projet d'avoir un entretien avec lui.
Jésus accepta l'invitation et se rendit chez lui à Béthanie, localité à quelques kilomètres de Jérusalem.
Durant le repas, une femme de mauvaise réputation, connue comme la pécheresse du village osa s'approcher et pénétrer dans le lieu où était servi le souper. Elle avait su que Jésus y était. Elle
tenait à le voir.
Cette femme avait goûté à la grâce émanant des paroles du Maître lorsqu'elle avait été amenée par la populace pour être lapidée.
Une oeuvre de conviction avait débuté dans son coeur.
Une faim de justice animait son esprit.
Elle avait besoin de restauration.
Mais surtout elle ressentait l'urgence de partager avec Celui qui l'avait pardonné un don précieux.
Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,
et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisas, et les oignit de
parfum.
Luc 7:36-38
Pour cette femme, ce vase d'albâtre représentait sa seule richesse.
Ce récipient contenait tous ses rêves de jeune fille. Son prince viendrait la chercher.
Elle aurait ses enfants, sa maison, une place dans la société.
Malgré ses choix terribles, qui l'avaient conduite dans les méandres d'une existence déréglée, jamais elle n'avait abandonné l'espoir qu'un jour ses aspirations se réaliseraient.
Elle avait perdu son coeur pur, mais les paroles de vie de Jésus l'attirèrent à lui.
Pour montrer sa gratitude, à ses pieds, elle lui déposa tout ses rêves,son avenir et surtout tout son amour.
De son côté, Simon avait invité le Maître afin de le confronter, de le tester dans ses affirmations.
Pour lui, Jésus n'était qu'un vulgaire fauteur de trouble et avec ses amis parviendrait à le confondre dans ses propos.
Lorsque Jésus se présenta à lui, ce pharisien eut à son égard qu'un mépris à peine caché.
Mais Jésus lors de cet entretien et suite à l'intervention de cette femme lui apporta une leçon d'amour, que Simon fut loin d'oublier.
" Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui–même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le
touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse.
Jésus prit la parole, et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. –Maître, parle, répondit–il. –
Un créancier avait deux débiteurs : l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.
Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ?
Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.
Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois–tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a
mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds.
Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.
Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.
Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux–mêmes : Qui est celui–ci, qui pardonne même les péchés ?
Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix." Luc 7:39-50
Par ces propos, Jésus nous amène sur une voie révolutionnaire.
Ce texte nous montre qu’un humain peut avoir un coeur très religieux, mais insensible à la grâce de Dieu.
Cet individu préfère par-dessus tout la tradition religieuse, sa propre philosophie ou ses propres croyances basées sur sa sagesse humaine.
Face à la personne de Jésus, un mépris demeure à peine voilé.
Sa propre justice empêche l'oeuvre de grâce de percer sa carapace confessionnelle.
Pour cette personne, Jésus a amené à ce monde une excellente manière de vivre, de très bons préceptes et enseignements, mais de là à le laisser intervenir d'une façon quotidienne dans sa
vie, c'est une étape qu'il ne veut franchir.
Il demeure prêt à inviter Jésus de temps à autre dans sa demeure à se réjouir de ses principes mais pas question de faire de Jésus le Maître de son existence!
Ce texte nous montre aussi qu'une fois une âme est touchée par la grâce de Dieu lui révélant sa condition de pécheur, une transformation radicale peut commencer.
Cette femme n'a pas nié sa situation, n’à pas chercher à s’excuser. Sa communauté était parée à la condamner à coup de pierre.
Elle savait qu'elle méritait un jugement pour son style de vie.
Comme une brebis égarée, elle fut conduite vers Celui qui jugera les vivants et les morts.
Mue par une fureur de vengeance, elle fut jetée aux pieds de Jésus pour y être réprouvée, pour y recevoir sa sentence, approuvée d'avance par une populace en mal de sensation et de goût de
sang répandu.
Mais à la stupeur générale, des paroles de grâce sortit de la bouche du Maître:
Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a–t–il condamnée ?
Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus. Jean
8:10-11
Et là dans cette demeure, sous le regard outré des religieux de la place, elle fait un acte d'amour envers le Rédempteur.
Elle lui donne ce qu'elle considérait le plus précieux, son parfum et ensuite sa vie.
En contrepartie, Jésus lui procura un don dont tous les fils d'Adam et filles d'Ève ont besoin: La vie éternelle.
" Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.
Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux–mêmes : Qui est celui–ci, qui pardonne même les péchés ?
Mais Jésus dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix."
L'invitation de Jésus est encore actuelle en cette fin de 2009.
La porte de la grâce demeure également ouverte.
La question d'une extraordinaire importance est lancée:
Garderez-vous votre religion, votre philosophie, votre manière de vivre héritée de vos pères, votre esclavage au péché au profit de la liberté que vous offre Jésus, sa guérison du coeur et de
l'âme et une place dans son royaume d'amour?
La destinée de votre éternité réside dans la réponse que vous ferez à cette invitation de la part du Fils de l'homme.
Demeurez-vous un Simon religieux ou un pécheur, une pécheresse pardonnée?
Bonne réflexion!
Jacques
La persévérance dans l'attente.